Le Latte Factor

Bonjour, vous écoutez La Finance Personnelle avec Charles et je vous parle aujourd’hui du Latte Factor.

J’ai une excellente nouvelle pour vous ! Vous n’avez pas besoin d’être riche pour vivre comme un riche ! Et voilà, je viens de changer votre vie, vous n’avez plus qu’à éteindre ce podcast et à oublier Charles et sa Finance Personnelle.

Opopop ! Pas si vite jeune ami ! J’ai encore quelques mots à dire – des millions en fait. Mon introduction se réfère à un livre intitulé The Latte Factor : Why you don’t have to be rich to live rich, littéralement en Français et pour faire plus court “le facteur café au lait” écrit par David Bach et John David Mann en 2019.

Non que ces derniers représentent quelque marque de café soluble mais en serial-auteurs de best-sellers de finance personnelle, ils ont développé et médiatisé l’idée selon laquelle un peu moins de « café au lait » chaque jour peut grandement aider à atteindre la sérénité voire même l’indépendance financière.

En somme, moins de « café au lait » veut dire plus d’argent à investir qui va ensuite générer toujours plus d’argent, vous permettant ainsi par la magie des intérêts composés, de travailler moins ou mieux voire de carrément prendre votre retraite.

Si vous avez eu la chance de visiter les Etats-Unis, vous aurez probablement constaté le nombre d’Américains qui, lors de leurs trajets de leur domicile à leur lieu de travail, qu’ils soient à pieds, à vélo, en voiture ou en transports en commun, portent et sirotent un fameux Latte, un « café au lait ».

Considérant que chaque Latte coûte en moyenne 5 euros pièce, chacun de ces américains caféiné rapporte donc des fortunes aux fabricants et surtout aux distributeurs de ce délicieux Latte dont un particulièrement connu et chez qui beaucoup d’entre nous se rend régulièrement, malgré notre culpabilité.

A l’inverse, d’autres choisissent de se préparer un Latte fait maison pour un prix bien moindre évalué entre 10 à 30 centimes l’unité soit pour grosso modo 50 à 16 fois moins cher. Imaginons que Steve Brandon, jeune américain branché de l’Upper East Side New-Yorkais consomme en moyenne 22 Latte par mois, soit 264 Latte par an.

On évalue donc que Steve Brandon dépense chaque année environ 1.320 euros pour ses Latte, tandis que Kelly Brenda, une jeune elle aussi branchée mais de Newark dans le New Jersey, qui se contente de son Latte fait-maison ne dépense qu’environ 52,8 euros soit une différence à son avantage de 1.267,2 euros par rapport à Steve Brandon.

Imaginez ensuite que Kelly Brenda investisse et réinvestisse ces 1.267,2 euros par an pendant 20 ans à 3% l’an, elle sera alors plus riche d’environ 36.338 euros que Steve Brandon. En clair, Kelly Brenda montre qu’avec un peu d’astuce et une consommation mieux maîtrisée, on peut vite accumuler quelque richesse.

Et vice-versa, on peut estimer l’ampleur du coût d’opportunité que représente pour Steve Brandon le fait de s’offrir chaque jour de semaine un bon petit Latte bien sucré. Petit aparté, le coût d’opportunité se définit comme la perte potentielle d’une opportunité manquée c’est-à-dire le résultat de choisir une alternative et d’en ignorer une autre.

Le « facteur café au lait » nous apprend un point essentiel qui est que beaucoup d’entre nous n’investissent pas car ils estiment n’en avoir pas les moyens. Pire, ils disent avoir du mal à mettre de l’argent de côté car ils ne gagnent pas assez. Alors oui, pour certains, c’est absolument vrai.

Mais beaucoup d’autres aussi, même ceux qui ont un gros salaire, manquent parfois de discipline quant à leurs habitudes de consommation. En bref, s’ils commençaient par mieux maîtriser leurs petites dépenses, soi-disant infimes, ils feraient un grand pas vers une finance personnelle plus saine et plus robuste.

Je m’emploie, moi Charles, avec ce podcast et d’autres choses à venir sur charlesrault.fr à vous aider dans l’accomplissement de ce type d’objectifs. Je l’ai fait, je le fais et je peux vous l’affirmer : c’est possible !

En conclusion, le principe mis en exergue par les auteurs David Bach et John David Mann n’a rien de révolutionnaire et traduit l’un des fondamentaux du mouvement dit minimaliste. Ils ne vous invitent en fait pas à vous priver de Latte et de tout ce qui fait les petits plaisirs de la vie, sinon à quoi bon ?

Ils attirent l’attention sur à quel point chaque dépense habituelle – j’appelle ça des dépenses réflexes – peuvent influer sur votre bonne santé financière si vous les multipliez. C’est encore plus vrai si vous n’en tirez en pas une satisfaction suffisante ou proportionnelle.

Maintenant que vous savez que le café au lait doit aussi se consommer avec modération, retrouvez-moi très bientôt pour un nouvel épisode. Abonnez-vous dès maintenant avec votre logiciel ou application préférée et surtout, soutenez cette initiative en likant et en partageant autour de vous.

Merci de votre confiance et à très bientôt !

Lisez The Latte Factor de David Bach & John David Mann:

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